Tout est une histoire d’état d’esprit… de mindset.

Plus qu’un échauffement : la boxe réécrit mes journées au bureau.

Il y a quelque temps, dans le cadre de mes cours particuliers de sport, j’ai reçu une leçon qui va bien au-delà des tatamis et des gants. Mon coach, Maître P., un véritable ninja des arts martiaux et roi de l’improvisation, a décidé de modifier notre routine sportive. Après des mois de stretching qui auraient pu faire fondre un yogi, il annonce avec un sourire malicieux que l’échauffement va se transformer en mini cours de boxe. Pas de panique ! L’objectif est clair, simple, presque banal : un petit test pour goûter à ma résistance mentale. Suis-je une guerrière prête à affronter le monde ou juste une personne qui préfère son canapé ? Accepter l’imprévu et les changements de programme, voilà le premier pivot de cette histoire. (Un joli jeu de jambes, non ? Oups, jeu de mots !)

Pour me concentrer, je ferme les yeux et visualise la scène : le tapis qui résonne sous nos pas, le bruit des coups à mains nues, et ce moment où tout bascule vers une pratique nouvelle. C’est la promesse d’un apprentissage différent, dans le sport comme en entreprise. Il faut parfois accueillir l’imprévue et apprendre à s’adapter, même à mains nues, sans gants et sans outils, sans abdiquer.

Le combat d’échauffement : apprendre étape par étape, progresser en conscience.

Vous visualisez toujours? Le mini combat commence. Doucement, parce que je suis encore stagiaire, mais avec une attention : apprendre. Le maître ne porte pas encore de réels coups, il guide. A voix haute, pendant l’action, il annonce le mouvement. Puis il démontre, en ajustant mes bras dans la bonne posture. A chaque échange, je suis un plus sûre, un peu plus rapide : il y a de la répétition, de la correction et une consciente volonté d’aller plus loin étape par étape. Et surtout, il y a l’ingrédient secret, le growth mindset, la mentalité de croissance. Je n’avance pas de statut de stagiaire à experte en une session, ce n’est pas parce que je suis experte dans d’autres domaines que je le suis partout. Chaque correction devient une pierre utile dans le chemin que je construis. C’est exactement ce que Steve Jobs ou Carol Dweck décrivent dans leurs travaux : la progression vient de l’effort soutenu et de la volonté d’apprendre, pas de l’instantanéité du talent.

Les séances s’enchaînent, mais elles ne se ressemblent pas. Même si les bases restent les mêmes (postures, respiration, équilibre), le coach introduit sans cesse du nouveau : une technique, un mouvement, une posture, une ouverture stratégique différente, un niveau au dessus. En entreprise, c’est pareil : un manager peut nous confier de nouvelles tâches, augmenter notre autonomie, nous inviter à sortir de notre zone de confort. Le cadre change, mais l’objectif demeure : progresser.

Le miroir, ici, n’est pas seulement sportif : il reflète aussi notre capacité à ajuster nos pratiques et nos mentalités face à l’incertitude.

Le dernier combat : la leçon du langage du corps.

A la fin de chaque séance, le combat final revient comme une mini- présentation devant les équipes. Je prends des coups, pas forts, mais je prends quand même car ma garde n’est pas bonne ! Le maître m’explique alors qu’il est essentiel de ne pas regarder les bras de l’adversaire durant le combat, mais bien de le regarder dans les yeux, car les yeux de mon adversaire vont annoncer son prochain mouvement.

Cette phrase fait écho en moi, car en tant que professionnelle du coaching, la communication non verbale et le langage du corps, sont des outils décisionnels dans ma pratique. Seulement… je n’avais pas fait le lien entre mes apprentissages déjà maitrisés, acquis et cette nouvelle leçon, avant. Au travail, cela se traduit par une meilleure lisibilité des messages, une meilleure anticipation des réactions et une manière plus fluide de coordonner avec les autres. L’attention portée au regard, la posture ouverte, la respiration contrôlée – tout cela transforme la qualité des échanges et la confiance dans l’équipe.

Dans une organisation agile, les priorités changent, les projets changent de direction ou de priorités. Savoir pivoter sans perdre le cap est une compétence clé. Comme en boxe : on ajuste la garde, on ajuste le plan, on avance.

Même les experts ont des zones d’ombres, ou autrement dit, des zones qui ne sont pas des zones d’expertise. L’humilité et l’envie d’apprendre demeurent nos meilleures alliées. L’erreur n’est pas un échec définitif, mais une information précieuse à analyser pour s’améliorer.

Progresser un pas après l’autre. La progression n’a pas besoin d’être spectaculaire, mais cumulative. Une infime hausse de performance par jour peut donner un résultat remarquable sur le mois ou l’année.

J’ai une question pour vous : Avez-vous une mentalité de croissance ? Voulez-vous développer cette mentalité avec le coaching? Un seul contact : smart.demarche@gmail.com

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7 réponses

  1. Avatar de France Ola
    France Ola

    Hello Céline,

    J’ai pris un vrai plaisir à te lire. Ton texte m’a profondément touchée — à la fois par la justesse du parallèle entre le combat et le monde professionnel, et par la finesse de ton regard sur l’apprentissage.

    Tu parviens à transmettre, avec beaucoup de simplicité et de puissance, ce que signifie vraiment progresser en conscience : pas à pas, dans la répétition, dans l’humilité, mais aussi dans la confiance.

    J’ai particulièrement aimé la façon dont tu lies le corps, l’esprit et la posture professionnelle — c’est à la fois inspirant et concret. Ce genre d’écriture fait du bien, car elle remet du sens et de la présence dans nos façons d’apprendre et de travailler.

    Merci pour ce que tu partages et pour l’énergie que tu diffuses autour de toi. Tes mots résonnent longtemps après lecture.

  2. Merci beaucoup pour ce feedback généreux. Ravie d’avoir de la résonance à travers ces quelques lignes.

  3. Avatar de pascaldiouf
    pascaldiouf

    J’ai adoré la manière dont vous avez relié la boxe et le coaching RH ! Surtout ce passage…/ progresser étape par étape, garder le regard sur l’essentiel… Tout est une question de mindset.

    Ma question selon vous, quel est le plus grand défi pour développer ce mindset en entreprise : la constance ou la capacité à pivoter face à l’imprévu ?

    1. Je dirais que ce n’est pas la constance… en tout cas, pas en 1ère intention. Mais plutôt la conviction que l’on a tous les capacités de croître, de s’améliorer avec l’effort et les stratégies appropriées.
      Le principal obstacle dans les organisations est souvent une culture qui valorise uniquement les résultats fixes, l’évaluation statique des compétences ou les échecs comme défaut personnel, ce qui peut freiner l’apprentissage et l’amélioration continue….

  4. Avatar de Paola

    Quelle inspiration Céline

    Le côté très imagé de la séance de boxe que tu compares à l entreprise, à ses différentes étapes de vie mais surtout aux différentes postures du leader… j ai adoré

  5. Avatar de Mansour Thioune
    Mansour Thioune

    Bravo Céline pour ce partage !! Ce que j’apprécie particulièrement dans ton approche, c’est la manière dont tu rappelles que le mindset n’est pas quelque chose de figé, mais un travail quotidien, fait de petites décisions répétées. Merci pour l’énergie positive que tu transmets, ça motive à se recentrer, à avancer et à s’améliorer chaque jour. 🥹👌🏽

  6. chaque jour avec son lots de parades, d’esquives et d’actions décisives.

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Céline Thiam est la blogueuse passionnée et perspicace derrière notre plateforme de coaching. Avec un engagement profond pour le développement personnel et professionnel, Céline apporte une richesse d’expérience et d’expertise à nos programmes de coaching.

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