« Coucou… mais attends, tu te crois capable de faire ça sans passer pour un clown? » Cette petite voix, issue de ton imposture, sème le doute à chaque pas que tu oses faire. Mais le doute n’est pas ta sentence : c’est un cri, souvent percutant, pour te pousser à t’élever. Dans cet article, je t’invite à le défier avec audace et stratégie, à le transformer en véritable moteur d’action.
Le syndrome de l’imposteur, qu’est-ce que c’est?
- Un sentiment persistant de ne pas mériter ses succès, même en présence de preuves objectives de compétence. La peur d’être découvert comme un imposteur et de décevoir son entourage.
- Une expérience qui peut toucher tout le monde, hommes et femmes, avec des variantes liées à la culture et au contexte social.
Comment ça se manifeste cette petite « bête » là?
- Hésitation avant une prise de parole, hésitation à exprimer ses idées.
- Minimisation des réussites et attribution du succès à la chance ou à l’aide des autres.
- Sur-responsabilisation pour éviter des échecs, perfectionnisme poussé à son paroxysme.
- Recherche constance de validation externe et de reconnaissance.
Cette petite voix » tu ne vas pas y arriver »… te teste et peut devenir une invitation à te préparer à franchir un palier.
Lire entre les mots, ce que dis vraiment cette voix, c’est « prépare toi, tu es prêt-e. »
Mais pourquoi donc cette voix existe-t-elle? Elle peut être un signal d’alarme, comme une invitation à franchir une étape. Ce n’est pas une évaluation de ta valeur, mais au contraire une opportunité de développer des stratégies concrètes… Traduisez par » avec une préparation adaptée pour passer à l’étape suivante, tu y arriveras. »
Le temps que tu prennes contact avec moi pour un accompagnement, je te partage quelques « tips », quelques astuces.
- A. Clarifier l’objectif et décomposer la tâche. Définis ce que signifie « réussir » dans cette étape. Découpe l’objectif en sous-étapes simples et actionnables.
- B. Mobiliser les ressources et les compétences existantes. Inventorie ton expérience, tes apprentissages et tes succès antérieurs petits et grands. Identifie les compétences à mobiliser et celles à renforcer.
- C. S’entrainer concrètement. Exemple, des répétitions à voix haute pour une prise de parole en public, des simulations devant un public amical etc… Planifie des répétitions courtes et régulières.
- D. Faire un bilan après chaque étape : ce qui a fonctionné, ce qui peut être amélioré. Note les preuves de compétence et les retours positifs pour nourrir ta confiance et répète toi ceci à voix haute ou intérieurement, c’est toi qui décides : « C’est un palier pour lequel tu as acquis suffisamment d’expérience pour le passer avec brio sous réserve d’une petite préparation. »

Le langage du corps et de l’émotion.
Je parle régulièrement de la somatisation et de l’importance de respirer durant mes séances. Le corps réagit au syndrome par tension et fatigue mentale. Il y a quelques stratégies simples, comme la respiration en 4-4-4 ou en 4-7-8 pour apaiser le système nerveux (On respire en 4 temps. On bloque en 4 temps. On expire en 4 temps. Et on recommence, ainsi de suite.). Ou encore observer comment notre corps réagit à certaines situations…
- Tu as mal à la gorge : y a-t-il quelque chose que tu voudrais dire et qui n’est pas sorti?
- Tu as mal à la tête : qu’est-ce qui te « prend la tête », t’énerve?
- Tu somnoles quand la tension monte : que fuis-tu?
- etc, etc, etc…
Bref ! Recentre ton regard sur ton objectif. Le vrai accomplissement passe par l’audace mesurée et la préparation, pas par l’absence d’anxiété. Tu passes un palier et ton inconscient t’invite à t’y préparer. Non pas, parce que tu es nul-le ou moins performant-e que le voisin ou la voisine, mais comme toute chose, il faut une préparation.
Le syndrome de l’imposteur est une invitation à se préparer et à grandir. Il ne supprime pas l’anxiété, il la transforme en énergie utile lorsque tu t’y prends avec méthode.
Voudrais-tu partager en commentaire une étape récente où tu as ressenti ce palier et comment tu t’es préparé-e?


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